Finances & Mission

Numéro V, Volume 13 - 1 avril 2015

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ÉDITORIAL : LES DÉFICITS BUDGÉTAIRES

Paul Goodyear, secrétaire des finances


Le 4 mars 2015, le conseil territorial des finances se réunissait pour approuver les budgets 2015-2016 du territoire et des divisions. Point culminant de plusieurs mois de travail impliquant des intervenants à tous les niveaux de l’organisation, la présentation des budgets permet au conseil d’évaluer la situation financière du territoire et de voir comment les ressources sont réparties pour accomplir sa mission.


La présentation couvre plus de 500 budgets individuels, qui représentent chaque aspect des activités de l’Armée au Canada et aux Bermudes. Environ 20 % de ces budgets prévoient des dépenses supérieures aux revenus pour l’exercice à venir. Il est parfois possible de justifier un budget déficitaire. Cependant, avant d’en arriver là, nous devons nous demander si nous avons vraiment de bonnes raisons de le faire, ou si nous avons simplement échoué à vivre selon nos moyens.


Parmi les bonnes raisons de présenter un budget déficitaire : entreprendre une initiative pour laquelle des fonds ont été recueilis au cours d’un exercice précédent, ou traverser une période imprévue de réduction du financement et se donner le temps de trouver d’autres sources de revenu avant de procéder à des coupures (p. ex., réduire le financement d’un programme), etc.


Toutefois, un trop grand nombre des budgets que nous recevons reflètent un refus d’accepter la réalité. Les revenus sont clairement insuffisants pour couvrir les coûts croissants des activités, et la viabilité de celles-ci est très douteuse, et pourtant, nous persistons à maintenir nos activités à des niveaux élevés. Nous poursuivons en puisant dans nos réserves, sans stratégie claire sur ce que nous ferons lorsqu’elles seront épuisées.


Nous reconnaissons qu’il est difficile de faire face à une telle situation. Cependant, retarder l’inévitable ne fait qu’aggraver le problème. À titre de gestionnaires chrétiens, nous reconnaissons que tout ce que nous avons appartient à Dieu. Nous devrions également vivre en fonction de nos moyens.

FAITS MARQUANTS – BUDGETS 2015-2016

Paul Goodyear, secrétaire des finances


  • Le budget territorial, tout comme les prévisions pour chacune des cinq prochaines années (jusqu’en 2020-2021), sont équilibrés.
  • Un fonds de 750 000 $ a été mis sur pied pour aborder les problèmes qui contribuent à la faim et à la pauvreté au Canada. Le mandat reste à préciser.
  • Le budget prévoit 2,4 millions pour le remplacement du système territorial des ressources humaines et de la paie, d’ici le milieu de 2017.
  • Le QGT versera jusqu’à 200 000 $ par année pour aider les entités à financer des études et des formations pour leur employés. Un mandat sera élaboré par le conseil territorial de l’éducation et de la formation.
  • Le budget prévoit un montant de 500 000 $ pour mettre sur pied un fonds destiné aux programmes et aux initiatives, conçu pour favoriser l’atteinte des sept priorités stratégiques du territoire. Un mandat sera élaboré par le Cabinet.
  • Le budget de l’École nationale de musique a été augmenté de 50 000 $, afin de permettre un plus grand nombre d’inscriptions.
  • Une somme de 100 000 $ a été réservée à la formation missionnaire intégrée.
  • Le budget du service des œuvres de jeunesse a été augmenté de 130 000 $ par année, afin de permettre l’ouverture de deux postes : un consultant territorial pour les camps et un développeur site Web pour les jeunes.
  • À la suite d’une révision du service des TI par KPMG, LLP, le budget prévoit un investissement additionnel annuel en technologie de l’information : on commencera par un montant de 312 000 $ pour l’exercice 2016, pour atteindre 1,6 million annuellement d’ici 2021. Ces investissements vont augmenter grandement la capacité du service à soutenir l’utilisation des TI par le territoire.
  • Les divisions verseront des subventions et des allocations aux entités pour un montant total de 47,3 millions, ce qui représente une augmentation de 2,3 % par rapport à l’exercice précédent.
  • En moyenne, les divisions financeront 10 % des budgets des entités. La division des Prairies fournira le pourcentage le moins élevé (7 %), et la division des Bermudes, le plus élevé (36 %).
  • Les divisions verseront 16 millions pour des subventions d’investissement, comparativement à 22,5 millions pour l’exercice actuel.
  • 208 (ou 68 %) des 306 postes du territoire prévoient atteindre l’autonomie financière, ce qui représente une baisse de 1 % par rapport à l’exercice actuel.
  • 89 entités prévoient des déficits dépassant 1 000 $, comparativement à 52 pour l’exercice actuel. Le déficit moyen projeté est de 49 525 $.
  • 127 entités devraient terminer l’exercice 2015 avec des réserves inférieures à l’objectif de 25 % de leur budget d’exploitation – ou suffisant pour couvrir trois mois d’activités – comparativement à 155 pour l’exercice actuel.

LE BÉNÉVOLAT ET LES DONS DE BIENFAISANCE AU CANADA

Voici la deuxième partie de notre série qui présente des faits saillants du rapport de Statistique Canada sur le bénévolat et les dons de bienfaisance au Canada. Dans notre premier article, nous avons parlé de bénévolat. Il sera question ici de dons de bienfaisance.


Deuxième partie : Dons de bienfaisance


Définition du terme « donateur »


Ceux qui ont répondu par l’affirmative à la question suivante ont été considérés comme des donateurs. Au cours des 12 derniers mois, avez-vous fait un don en argent : en réponse à une sollicitation effectuée par la poste, à une demande téléphonique, en réponse à un appel lancé par la radio ou la télévision; à des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif de votre propre initiative; en payant pour assister à une activité organisée par un organisme de charité; lorsque quelqu’un vous a sollicité en ce sens au travail, à votre domicile, ou dans un centre commercial; lors d’une quête faite dans un lieu de culte; en parrainant un participant lors d’une activité comme un marchethon? Ceux qui avaient fait uniquement des dons de nourriture ou de vêtements n’ont pas été considérés comme des donateurs.


Nombre de donateurs et montant moyen des dons


Le rapport précise que pour bien des gens, notamment ceux qui sont très occupés ou en mauvaise santé, il peut être plus facile de faire des dons en argent que du bénévolat. Par conséquent, le taux de donateurs est généralement beaucoup plus élevé que le taux de bénévoles. En 2013, au Canada, ces taux étaient respectivement de 82 % et de 44 %. Alors que le taux de donateurs a baissé légèrement au cours des dix dernières années, le montant annuel moyen des dons est passé de 469 $ en 2004, à 531 $ en 2013 – une augmentation de 13 %.


Âge des donateurs


Le donateur moyen vieillit. En 2013, 35 % des donateurs étaient âgés de 55 ans ou plus, alors qu’ils étaient 29 % en 2004. Il n’est peut-être pas étonnant que les donateurs les plus généreux aient été âgés de 45 ans ou plus. Chez la cohorte la plus généreuse – 75 ans et plus – le don annuel moyen était de 726 $. En moyenne, les hommes ont donné 96 $ de plus par année que les femmes. Chose intéressante, 25 % des donateurs représentaient 84 % du total des dons.


Organisations soutenues par des donateurs


En 2013, 41 % de tous les dons sont allés à des organisations religieuses, comparativement à 45 % en 2004. Les organismes de santé ont reçu 13 % du total, alors que 12 % sont allés à des organismes de services sociaux.

En particulier, ceux qui participaient à un service religieux chaque semaine ont donné 899 $ à des organisations religieuses, comparativement à 67 $ pour ceux qui ne fréquentaient pas de lieux de culte chaque semaine.


Dons par province


Les pourcentages de Canadiens qui ont fait des dons en argent variaient de 87 % à Terre-Neuve-et-Labrador, à 78 % en Colombie-Britannique. Les montants des dons présentaient un éventail beaucoup plus large : une moyenne de 863 $ en Alberta (159 $ de plus que la Colombie-Britannique, au deuxième rang) à 264 $ au Québec.

Remarques, suggestions?

Si vous avez des remarques concernant les articles présentés ou des suggestions pour un prochain numéro, écrivez-nous àMoney&Mission@can.salvationarmy.org.

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Rédactrice principale
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Traducteurs
Service de traduction de l’Armée du Salut