La lutte contre le cybercrime

Des enjeux en mouvement constant

Informations générales sur le cybercrime

C'est quoi un cybercrime?

Selon la GRC, un cybercrime peut être n'importe quel type de crime commis en grande partie à l'aide d'Internet et des technologies de l'information, comme des ordinateurs, des assistants numériques personnels ou des appareils mobiles. On entend aussi par cybercrime les crimes sophistiqués sur le plan technique qui exploitent les failles des technologies numériques, tout comme les crimes plus traditionnels qui prennent de nouvelles formes dans le cyberespace.

-Gendarmerie royale du Canada

Catégories de cybercrimes

Technologie comme instrument

  • Fraude par marketing de masse
  • Blanchiment d'argent
  • Vol d'identité
  • Violations de propriété intellectuelle
  • Exploitation des enfants
  • Cyberintimidation
  • Trafic de drogues sur Internet
  • Infractions en matière de la Sécurité Nationale

Technologie comme cible

  • Piratage à des fins criminelles
  • Réseaux de zombies
  • Logiciels malveillants
  • Refus de service distribué
  • Infractions en matière de la Sécurité Nationale

Questions

Qui peux commettre un cybercrime?

  • N'importe qui peux commettre un cybercrime puisque le savoir requis est maintenant plus accessible, de plus cette personne peut être dans un pays à l'autre bout du monde.

C'est quoi le "darknet"?

  • Les darknets sont des réseaux qui assurent l'anonymat aux utilisateurs. Ils permettent aux criminels de négocier leurs produits et leurs services illégaux sur Internet et d'éviter d'être repérés sur des réseaux anonymes.

Quels sont les différents types de cybercrimes?

  • La fraude, le vol d'identité, la violation de propriété intellectuelle, etc.

Quel force policière gère les cybercrimes au Canada?

  • La Gendarmerie royale du Canada gère les cybercrimes qui ont lieu au Canada.

Qu'arrive-t-il lorsque la personne qui a commis un cybercrime n'est pas au Canada?

  • La GRC peut faire une liaison avec certains pays, il y a aussi Interpol, le service policière internationale.


Les services de lutte contre le cybercrime

Gendarmerie royale du Canada

La GRC a un programme de la criminalité technologique qui comprend les enquêtes sur les menaces cybernétiques ou les activités criminelles sur des réseaux informatiques qui pourraient menacer l'une des infrastructures critiques du Canada.

Centre antifraude du Canada

Le Centre antifraude du Canada (CAFC) est le dépôt central des données, des renseignements et de la documentation sur la fraude au Canada. Le CAFC vise principalement à faire de la prévention par la sensibilisation, à perturber les activités criminelles, à diffuser des renseignements, à fournir de l'aide en matière d'application de la loi et à renforcer les partenariats entre les secteurs public et privé en vue de maintenir l'intégrité économique du Canada.

Cyber aide!

La centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet.

Pensez cybersécurité!

Toute information sur la sécurité en ligne, pour des parents et adolescents.

Conseils pour prévenir un cybercrime

  1. Utilisez des mots de passe forts
    Utilisez différentes combinaisons de nom d’utilisateur et de mot de passe. Rendez vos mots de passe plus compliqués en combinant des lettres, des chiffres et des caractères spéciaux et changez-les de façon régulière.
  2. Protégez votre ordinateur
    • Activez votre pare-feu
    • Utilisez un logiciel antivirus et contre les logiciels malveillants
      Empêchez les virus d’infecter votre ordinateur en installant un logiciel antivirus et en le mettant régulièrement à jour.
    • Bloquez les attaques de logiciels espions
  3. Soyez prudent dans les médias sociaux
    Assurez-vous que vos profils sont établis comme « privés ». Vérifiez vos propriétés de sécurité.
  4. Protégez vos appareils mobiles
    Soyez conscient que votre appareil mobile est vulnérable aux attaques de virus et de pirates. Téléchargez vos applications à partir de sources fiables.
  5. Installez les plus récentes mises à jour de votre système d’exploitation
    Gardez vos applications et votre système d’exploitation (Windows, Mac, Linux) à jour grâce aux mises à jour récentes de votre système.
  6. Protégez vos données
    Chiffrez vos documents de nature délicate comme vos rapports d’impôts ou des dossiers financiers.
  7. Protégez votre réseau sans fil
    Les réseaux sans fil (wifi) à la maison sont vulnérables aux intrusions s’ils ne sont pas protégés adéquatement. Vérifiez et modifiez vos paramètres par défaut. Les réseaux wifi publics, aussi appelés « points d’accès sans fil », sont également vulnérables.
  8. Protégez votre identité électronique
    Soyez prudent lorsque vous donnez des renseignements personnels comme votre nom, votre adresse, votre numéro de téléphone ou des renseignements financiers sur Internet.
  9. Évitez de vous faire avoir
    Interrogez-vous toujours avant de cliquer sur un lien ou un fichier d’origine inconnue.
  10. Appelez une personne compétente pour obtenir de l’aide
    Si vous êtes victime, si vous découvrez du contenu douteux sur Internet (p. ex., images d’exploitation d’enfants) ou si vous soupçonnez un crime informatique, un vol d’identité ou une fraude commerciale, communiquez avec votre service de police local.

-Gendarmerie royale du Canada

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Des enjeux toujours en mouvment

Défis

La cybercriminalité est une source de nouveaux défis pour le législateur et pour les organismes d’application de la loi, notamment :

  • l’application des lois canadiennes dans le cyberespace et la coopération internationale dans les enquêtes sur la cybercriminalité;
  • la modernisation – mise à jour et création – des infractions pour inclure les nouveaux délits informatiques ou les nouvelles formes d’infractions;
  • la modernisation des techniques d’enquête.

Lois et coopération internationale

Selon le principe général de territorialité applicable au Canada, personne ne doit être déclaré coupable au pays d’une infraction entièrement commise à l’étranger. Mais le Canada est un des pays signataires de la Convention sur la cybercriminalité, cette convention oblige aux signataires de poursuivre les cybercrimes commis sur leur territoire peut importe le pays d'origine. De plus la Convention exige que les pays signataires qui n’extradent pas un délinquant, aient la compétence pour le poursuivre sur leur propre territoire.


Le Canada peut recevoir et fournir de l’aide pour rassembler des preuves dans les affaires criminelles impliquant d’autres pays avec qui nous avons des traités ou des conventions.

Modernisation des infractions

Bien que la plupart des cybercrimes existent déjà en droit canadien, l’émergence de la cybercriminalité donne à penser qu’une révision des infractions criminelles qu’il prévoit et leur mise à jour, au besoin, pourraient être nécessaires.

Modernisation des techniques d’enquête

Les nouvelles technologies représentent souvent des obstacles à l’interception légale des communications tel que l’anonymat des usagers ou les messages cryptés.
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Nouvelles orientations du droit canadien

Lois et coopération internationale


  • La cybercriminalité ne connaît toutefois aucune frontière, ce qui complique grandement les enquêtes policières. La coopération entre pays est donc essentielle pour lutter efficacement contre cette forme de criminalité.
  • Bien que le Canada poursuit les infractions perpétrées sur son territoire et extrade ses nationaux, l’application des lois canadiennes aux infractions commises dans le cyberespace gagnerait à être clarifiée.
  • Les mécanismes d'entraide entre divers pays entraînent souvent de trop longs délais, une solution pourrait être de mettre en place une procédure expéditive de conservation
  • Une modification à la Loi sur la preuve au Canada permettant la preuve par vidéo serait à considérer dans les cas internationaux.


Modernisation des infractions


  • Le Canada devrait modifier son Code criminel pour que par exemple: la création, l’importation, la vente, la mise à disposition ou la possession d’un virus ou d’un autre dispositif malveillant dans le but de commettre un cybercrime constituent des infractions en droit canadien.
  • Afin d’aider les services de police à combattre la pornographie juvénile, on devrait imposer aux fournisseurs de service Internet l’obligation de signaler les incidents impliquant l’exploitation des enfants qui se produisent sur leur réseau.
  • Approfondir et réviser les lois concernant le cyberintimidation.


Modernisation des techniques d’enquête


  • Créer une loi obligeant les fournisseurs des services de télécommunications et les fabricants d’appareils comme BlackBerry, Apple et Samsung à utiliser une technologie permettant aux organismes d’application de la loi d’intercepter les télécommunications à des fins d’enquête, après en avoir obtenu l’autorisation judiciaire.
  • Créer une loi qui oblige les fournisseurs des services de télécommunication de fournir des informations de base identifiant un de leurs abonnés (tout informations requis pour un mandat de perquisition), cette loi devrait seulement être applicable avec l'approbation d'un juge.
  • Créer un loi qui oblige les télécommunicateurs à conserver le type de données visé pour une période de six mois à deux ans et à donner aux autorités nationales accès à ces données à des fins de détection et de poursuite d’infractions graves.
  • Créer une loi qui oblige aux télécommunicateurs de vérifier l’identité de leurs usagers.
  • Créer une ordonnance judiciaire temporaire, pour la durée nécessaire à l’obtention d’un mandat de perquisition, qui obligerait à un télécommunicateur de conserver des renseignements à propos d’une télécommunication particulière ou d’une personne visée.
  • Créer une ordonnance de communication spécifiquement pour obtenir des données de télécommunication.

-Parlement du Canada