La mort d'un enfant

L'enjeu actuel des Canadiens et Canadiennes

Les adeptes du fonctionnalisme


Au Canada, peu d'enfants meurent, mais la mort d'un enfant constitue toujours une épreuve terrible pour les parents et les familles. Selon les fonctionnalismes, la mort d'un enfant laissera moins de vide à combler que celle d'un adulte.

Les impacts sur la famille


La mort d’un enfant va contre le sens même de la vie. Une terrible épreuve pour des parents qui se retrouvent désemparés. « La perte d’un enfant transforme un parent à tout jamais, explique le psychiatre Christophe Fauré. Elle le blesse au plus profond de lui-même. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne pourra pas s’en remettre. Il est possible, tout en ayant cette blessure en soi, d’un jour réinvestir sa vie, d’y trouver à nouveau du bonheur, d’avoir de nouveaux projets et éventuellement, d’autres enfants… »

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Le décès d'un enfant à la suite d'une grave maladie n'a pas le même impact qu'une mort subite. Quand un enfant est gravement malade, il doit savoir la vériter. Quand les parents savent que leur enfant va mourir, ils sont énormément affectés. De plus, les parents doivent soutenir l'enfant même s'ils somt atristés par cette triste situation.
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Après la mort d'un enfant, les parents, les soeurs et frères ainsi que la famille étendue doivent faire leur deuil et vivre leur tristesse chacun à leur façon. Les funérailles permet aux uns de dire au revoir à leur façon.

Comment faire le deuil de son enfant?


« Faire le deuil d’un enfant prend des années. Il s’agit d’apprivoiser quelque chose de monstrueux, rétorque Christophe Fauré. Et il n’est pas question d’oublier son enfant : c’est d’ailleurs fondamentalement impossible ».

Le couple face au deuil de son enfant


La mort d’un enfant est une épreuve terrible pour des parents. Mais ne signe pas nécessairement, comme on l’entend souvent, la mort du couple. En témoignent tous ceux qui s’en sont sortis, et que cette perte a même rapprochés.


Conséquence : une impression de décalage, souvent, entre les deux partenaires. Et le sentiment, parfois, que la réaction de l’autre n’est pas appropriée. « Mon mari et moi n’avancions pas de la même façon, raconte Pascale, qui a perdu son fils de 10 ans, suite à un accident. Il refusait d’en parler, et même de prononcer le prénom d’Alex. Comme échappatoire, il avait son travail… »

L'évolution historique de la mort


Dès le 10ème siècle, pour l’homme du Moyen Âge, la mort est apprivoisée. Elle apparaît redoutable, mais acceptable. Au 12ème siècle, aux approches de la Renaissance, l’Occident découvre la valeur de l’individu et donne à la mort un caractère dramatique pour celui qui s’en va. Au 16ème siècle, avec le Romantisme, la mort amène la rupture. Le 19ème siècle sera celui du culte des morts, avec les pèlerinages au cimetière et l’érection de monuments aux morts. Ici la mort s’est « inversée ».

Le couple face au décès d'un bébé

Face à l'annonce de la mort d'un nourrisson ou d'un enfant à naître, les parents sont généralement soudés. Peu à peu, une distance s'installe entre la femme et l'home : le deuil et sa temporalité se composent différemment et parfois s'installe l'incompréhension et la solitude au sein du couple. Il est important que la parole circule aidée par un professionnel, dans le cadre d'un groupe de parole...